Voilà cette photo t'illustre bien je trouve
Tu étais mystérieuse, tu te laissais difficillement
approcher et caresser mais tu étais si douce et si
jolie( tout comme ta maman d'ailleurs).
Mais voilà ce dimanche, en fin d'après midi, je ne te
vois plus, mais en tournant la tête je te vois allongée
dans l'abri, je pensais que tu étais partie que tu m'avais
laissée. Oh à ma grande surprise tu es toujours là mais
très mal en point, je ne sais pas ce que tu as. Tu hurles de
douleur, ce cri me transperce le corps, le coeur et l'esprit.
Je remarque que tu as quelque chose de cassé ou plusieurs
Que faire? J'imagine déjà la fin et là, je ne peux m'empecher
de retenir mes larmes. Tu vas me laisser, tu vas partir dans
un autre endroit, le paradis des chêvres et je suis sure que tu
te feras bien accepter, que tu t'y plairas dans cet endroit car
tu es une chêvre au coeur d'or. Pour cette dernière nuit, je te
fais mes adieux en te montrant à quel point je tiens à toi et te
demande d'être forte pour pouvoir supporter cette épreuve. Je
t'enrubanne de foin pour que tu n'ais pas froid car la nuit risque
d'être longue et je te laisse un p'tit tas du bon foin des chevaux.
Ta maman qui sait aussi ce qui se passera se couche sur le tas
de foin que je lui ai donné et dors au près de toi, te réconfortes
et te rapelles à quel point elle t'aime.
Cette nuit là, je me sens mal parce que je sais que tu vas mal,j'ai
du mal à trouver le sommeil mais je le trouve quand même parce
que je sais que tu auras passé des heures de réconfort et que j'ai
pu te dire à quel point tu es une chêvre unique qui réconforte
avec laquelle j'ai passé de bons moments comme les jours d'été où
francois et moi on jouait au "tennis" dans la prairie et où tu courais
avec ta maman aprés les balles. Ou encore lorsque tu voulais les
feuilles et que je descendais les branches des arbres pour que tu
puisses les avoir.Tu as peut être aussi une fois failli m'aveugler, ce
n'était pas le meilleur moment passé ensemble mais je pardonne
quand même envers et contre tout.
Le lendemain lorsque je me réveille ma pensée première va vers toi
et je préfere penser que tu es partie que du fait de souffrir à
nouveau. Le vétérinaire n'aurait rien pu changer, tu étais trop mal.
La seule solution aurait été de te piquer tandis que là tu es partie
de toi même quand tu l'as senti comme une grande, on ne t'as pas
enlevé la vie tu es partie avec la dignité qu'il te restait. Tu as
tenu jusqu'à ce que tu pouvais. Tu as réussi, tu as gagné ton
paradis!!!
Comment cela t'es t il arrivé? Je ne sais pas ou peut être qu'au
fond de moi, je le sais mais c'est trop dur à admettre mais je ne
peux pas lui en vouloir,tu ne l'as pas fait exprès.
Tout ce que je peux te dire Mirabelle d'où tu es, c'est que tu
laissses un grand vide derrière toi, surtout auprès de ta mêre, elle
se sent seule, elle est toute affligée. Je ne pensais pas que les
animaux pouvaient éprouver de tels sentiments mais celà m'a fait
comprendre qu'ils sont comme nous, ou du moins presque.
Certains peuvent me trouver completement folle de parler comme
ca, après tout ce n'est qu'un animal. L'homme est un animal
cependant un animal ne pourra jamais remplacer un humain. Ils ne
ne sont pas comparables à tout points de vue mais l'humain
devrait parfois prendre exemple sur l'animal car il n'a pas toujours
la sagesse nécessaire dont l'animal, lui fait preuve(enfin presque
tous...)
Ton corps repose au fond de la prairie mais ton esprit lui est
toujours bien présent. Ils ont voulus te rendre un dernier hommage
et en eux aussi ton esprit sera. Il sera en chacun qui pensera à toi
Mirabelle
Je t'ai aimé
Je t'aime
Je t'aimerais pour toujours